| Rôle des
comités éthiques dans la protection des personnes
Samba Cor SARR
Les présentations qui ont précédé
se sont évertué à décrire de manière
technique les instruments très souvent utilisés
par nos comités d’éthique. Ma présentation
visera à partager avec vous ce que vit le comité
d’éthique du Sénégal. Cette instance
a été créée très récemment.
Son niveau de responsabilité est parfois limité.
Il est important que le comité d’éthique
du Sénégal tisse des liens avec les comités
des pays voisins afin de développer des stratégies
communes, l’objectif étant que nos populations
en tirent de larges profits.
Le Sénégal n’est pas un
grand pays. Néanmoins, il connaît une évolution
démographique significative. Il y a quatre ans, il
ne rassemblait que 7 millions d’habitants. Il y en a
désormais plus de 10 millions.
Son système de santé est organisé
sous forme pyramidale. Chaque niveau possède une responsabilité
particulière dans la conduite de la politique nationale
de santé. Les cases de santé sont situées
à la périphérie de ce système
qui, d’un point de vue administratif, ne les intègre
pas à la structuration de la politique de santé.
Pour autant, ces unités, très utiles aux populations
du monde rural, jouent un rôle essentiel dans la pénétration
du système au niveau communautaire.
Le poste de santé est le premier niveau
de structuration publique. Il est directement contrôlé
par le Ministère de la Santé. Un certain nombre
d’activités inscrites au niveau de ce poste devraient
être prises en compte dans le cadrage que nous réalisons
pour amener nos populations à être plus réceptives
aux messages qui leur sont donnés par les chercheurs.
Le centre de santé, l’hôpital et le CHU
constituent les trois autres maillons de la chaîne.
Ce schéma très bien structuré est intéressant
sur le papier. Malheureusement, il ne fonctionne pas. La réactivité
de la population n’est pas conforme aux attentes. Un
patient qui souffre d’une petite plaie préfère
traverser Dakar pour se rendre dans un grand hôpital
plutôt que de contacter le poste de santé le
plus proche de son domicile.
La région médicale constitue le
point focal du dispositif du comité d’éthique
du Sénégal. Chaque fois qu’un protocole,
validé au niveau national, permet à une recherche
de se développer dans une région donnée,
les services locaux de santé sont immédiatement
saisis et informés des contours de tous les éléments
liés au protocole en question. Ces services représentent
le comité d’éthique au niveau local. En
effet, du fait de son manque de moyens, ce comité éprouve
des difficultés à procéder lui-même
à ce suivi.
En dehors des directions, des programmes verticaux
sont définis en fonction des problématiques
sanitaires et des priorités accordées à
telle ou telle pathologie. Le nombre de ces programmes, dont
les possibilités de connexion au niveau périphérique
sont plus ou moins développées, est impressionnant.
Le comité d’éthique national
du Sénégal est très récent. Il
se situe encore sur sa rampe de lancement. Il a besoin d’être
alimenté, appuyé et soutenu. Il est soumis à
de nombreuses difficultés de moyens. Dans sa constitution,
nous nous sommes efforcés de ratisser large en faisant
intervenir des représentants de tous les segments significatifs
de la politique de santé, de la recherche et de la
protection des populations. La représentation y est
donc plurielle.
Ses missions consistent à évaluer
les protocoles, à impulser les débats sur les
questions éthiques - le Ministère attend du
comité d’éthique qu’il joue un rôle
très important dans le renforcement des instances éthiques
-, à suivre les recherches, à publier des documents
- cette expérience a été amorcée
au travers d’une rencontre récemment organisée
entre experts d’Afrique de l’Ouest et du Centre
- et à conseiller le Ministre de la Santé sur
les aspects éthiques liés au développement
du secteur de la santé.
Le comite s’inscrit maintenant dans une
dynamique de production de documents beaucoup plus fouillés
en termes de questions éthiques. De la sorte, les personnes
qui s’intéressent à ces problématiques
reçoivent régulièrement des informations
sur les questions qui restent en suspend et sur les perspectives
de raccordement des comités d’éthique
de la sous-région qui se dessinent. Cette perspective
est attendue. Nous comptons sur les experts du comité
pour faire en sorte qu’elle se réalise.
Le comité est très pauvre en textes
législatifs et réglementaires spécifiques
aux questions d’éthique. Pour certains protocoles,
nous faisons très souvent appel à une réglementation
qui organise le secteur de la santé au travers des
produits pharmaceutiques et des autorisations de mise sur
le marché. Néanmoins, il serait préférable
de disposer de textes spécifiques. Le comité
d’éthique doit aider à combler ce vide.
Le Ministère de la Santé est extrêmement
réceptif aux propositions qui lui sont soumises pour
accompagner la recherche et faire respecter la réglementation.
Du fait de ce gap, nous avons essayé
de nous organiser en mettant en place un règlement
intérieur, en adoptant certains textes internationaux
ou en faisant de temps en temps appel à des experts
pour des problématiques spécifiques qui dépassent
les compétences des membres du comité. Cette
expertise est supposée aider le comité à
se prononcer en toute connaissance de cause. Il serait trop
hasardeux d’accorder un quitus éthique à
la recherche à partir d’un protocole dont le
contenu contient des informations inaccessibles aux membres
du comité. Nous portons une attention particulière
à cet élément.
Les particularités socioculturelles du
Sénégal ne sont pas négligeables. Le
développement d’une recherche ne se fait pas
de la même manière à Dakar ou à
Ziguinchor. Le comité d’éthique est obligé
de tenir compte de ces réalités dans son observation
de la structuration du processus de recueil du consentement.
Pour cela, il arrive que les représentants du comité
d’éthique dans les régions soient interpellés.
Au-delà de cela, il serait parfois intéressant,
suite a la réception d’un certain nombre de protocoles,
que le comité d’éthique organise des visites
dans certaines localités afin de s’imprégner
de leurs réalités.
Nous recevons de nombreux protocoles, souvent
suite à une obligation faite à l’organisme
financeur, qui a besoin de recevoir un quitus du comité
d’éthique national. Nous avons besoin de filtres.
En effet, l’objet même de ces protocoles n’est
parfois pas recevable. Nos filtres n’étant pas
suffisamment explicites, nous sommes confrontés à
un afflux de protocoles. Une bonne partie des protocoles que
nous recevons portent sur les essais cliniques. Les autres
concernent des recherches sur les systèmes de santé
ou des recherches en sciences sociales. Le canevas du comité
est assez générique en termes d’indications.
Chaque spécialiste, en fonction de son domaine, s’efforce
pourtant de respecter les contours de sa mission.
Un certain nombre de questions sont très
souvent posées lors de nos débats. Le processus
de recueil du consentement dans les études en sciences
sociales est l’une de ces questions. Les chercheurs
en sciences sociales, de par la spécificité
de leur approche d’investigateurs, peinent parfois à
obtenir des consentements signés. Les protocoles qu’ils
reçoivent posent de nombreux problèmes dans
la constitution des dossiers. Ils suscitent la réflexion.
Dans nos pays, l’écrit renvoie à une forme
de représentation. Les personnes craignent l’utilisation
qui sera faite de leur signature. Elles ont peur des conséquences.
Dans les villages, il est très difficile d’obtenir
une signature. Nous sommes très souvent renvoyés
vers le chef de famille, le chef de village ou l’imam.
Les personnes que nous approchons nous indiquent qu’elles
ne signeront que si ces autorités donnent leur accord.
La réalité individuelle n’existe pas.
Le groupe prédomine. Il est donc permis de se demander
s’il est bien utile d’insister pour obtenir un
écrit individuel, quitte à bloquer une recherche.
A ce niveau, la discussion est ouverte.
Les conditions de la mise en œuvre de la
« confidentialité partagée » dans
les essais cliniques incluant des personnes souffrant de la
tuberculose ou du VIH sont également sujettes à
discussion. Ces maladies sont stigmatisantes, à telle
enseigne qu’il n’est pas toujours possible de
respecter les clauses que nous serions tentés d’inscrire.
Certains pays exigent que les assurances soient conclues au
niveau des pays afin que le protocole puisse être considéré
comme recevable.
L’archivage des données se situe
à un double niveau. Il concerne à la fois les
résultats de la recherche et l’utilisation des
prélèvements. Un problème survient lorsqu’un
prélèvement consenti pour une étude particulière
est ensuite utilisé pour une autre étude. En
effet, toute personne qui accepte de donner son sang le fait
pour une raison particulière. Le fait que ce sang soit
réutilisé ultérieurement pour procéder
à de nouvelles investigations sans que la personne
qui l’a donné n’en soit informée
soulève un certain nombre de questions.
La prolongation des avis éthiques est
un autre problème. Il arrive qu’un avis éthique
soit demandé pour une recherche et qu’au bout
d’un certain temps, le promoteur ou la structure de
financement demande au comité éthique de renouveler
son accord afin que l’étude en question puisse
être prolongée. Il est des promoteurs qui agissent
comme si cette prolongation était systématique.
Ce n’est pourtant pas l’interprétation
du comité d’éthique du Sénégal.
Certains projets sont soumis à des variations
éthiques. Des étudiants se greffent, avec leurs
particularités et leurs projets, à un protocole
global qui a déjà reçu l’aval du
comité. Ces étudiants aimeraient que leur thèse
s’insère automatiquement au projet global. Cela
ne peut pourtant pas être le cas. Le comité d’éthique
a besoin d’être informé et éclairé
de chaque particularité développée.
L’évaluation éthique et
l’autorisation administrative sont des aspects auxquels
les comités d’éthique de la recherche
sont toujours confrontés. L’autorisation administrative
est donnée par le Ministère de la Santé.
L’évaluation éthique est donnée
par le comité d’éthique. Autrement dit,
le Ministère de la Santé s’appuie sur
l’évaluation éthique pour donner ou refuser
son autorisation. Il ne peut prendre une décision quant
à un protocole qu’après avoir consulté
le comité d’éthique. Certains préfèreraient
que le comité soit totalement autonome. La discussion
est ouverte. Elle se poursuit.
Enfin la question se pose de savoir s’il
est nécessaire que les enquêtes démographiques
de santé soient présentées au comité
d’éthique. Après tout, ces enquêtes
posent des questions relativement sensibles.
Le comité d’éthique est
confronté à un certain nombre de contraintes.
Ainsi, ses moyens et les disponibilités de ses membres
- qui proviennent d’horizons très variés
- lui empêchent de se réunir régulièrement.
Or toute décision doit être soumise à
l’approbation d’un nombre minimum de membres.
De même, le respect des délais en matière
de feed back aux chercheurs n’est pas toujours de mise.
Il arrive que le comité ait besoin de trop de temps
pour examiner certains protocoles déposés par
les chercheurs. Le financement des activités du comité
pose également problème. Il en résulte
des difficultés de suivi des avis éthiques sur
le terrain. Les membres ne sont pas suffisamment formés,
à tel point qu’ils ne sont pas toujours réceptifs
aux messages délivrés par les chercheurs. Il
est difficile, pour des raisons budgétaires, de recruter
des experts. Enfin, le comité d’éthique
ne dispose pas d’une réelle autonomie fonctionnelle.
Il reste à la remorque du Ministère de la Santé.
«Il ne suffit pas de comprendre la
maladie pour posséder l’art de guérir
car l’homme souffrant reste indéfiniment imprévisible
et peu contrôlable»
Osseni TIDJANI
Comme on le dit souvent : « Pour la fourmi,
la rosée est une inondation ». Tout est relatif.
Je me félicite de la mise en place d’une structure
éthique au Sénégal. Nous avons la même
au Togo, mais elle ne fonctionne pas. Chez nous, le comité
éthique est indépendant.
Nous savons tous que l’argent est le nerf
de la guerre. Or les questions d’incitation et de motivation
n’ont été que très peu évoquées.
Comment le comité éthique du Sénégal
parvient-il à financer ses activités ?
Samba Cor SARR
Nous avons d’abord compté sur les
moyens de certains partenaires du développement, par
exemple la Banque mondiale et l’OMS, mais ces moyens
n’étaient pas suffisamment consistants pour assurer
la régularité de nos activités. L’appui
à la recherche faisait pourtant l’objet de nombreux
vœux de la part du pouvoir politique, mais les inscriptions
budgétaires ne suivaient pas. Fort heureusement, grâce
à l’appui du Ministère de la Santé,
une somme a été inscrite au budget afin de permettre
au comité éthique de fonctionner. Ce dispositif
prendra effet à partir de 2006. Nous avons également
retenu de charger les protocoles. Ainsi, il en coûtera
250 000 francs CFA à un institut et 100 000 francs
CFA à un chercheur indépendant pour déposer
un protocole. En revanche, les étudiants pourront continuer
de déposer leurs protocoles gratuitement.
Aïssatou TOURE BALDE
Je suis également membre de ce comité
d’éthique. Au départ, nous avons fonctionné
sur le volontariat et l’implication de certaines personnes.
Nous sommes persuadés que ce sacrifice n’est
pas vain. Nos résultats nous permettent d’être
pris au sérieux par les autorités administratives
et les bailleurs. Sans ces résultats, nous n’aurions
jamais obtenu d’inscription budgétaire pour 2006.
Les chercheurs se sont rendu compte que les avis que nous
rendions étaient fouillés et argumentés.
Ces avancées ne changent rien au fait que nous rencontrons
des problèmes de quorum. Cette difficulté subsistera
tant que nous ne serons pas parvenus à motiver nos
membres.
Brigitte GICQUEL
Vous avez besoin du concours d’experts, y compris d’experts
industriels. Vous ne pouvez pas prendre une décision
quant à l’acceptation d’un vaccin sans
recevoir l’avis de faisabilité d’un industriel.
Cela me conduit à m’interroger sur la composition
de votre comité d’éthique. Ne regroupe-t-il
que des représentants académiques ou comprend-il
également des représentants privés ?
Par ailleurs, lorsque vous avez à débattre
d’une question qui vous est posée, selon quelles
règles fonctionnez-vous ?
Samba Cor SARR
Les industriels ne sont pas encore représentés
dans notre comité. Nous ne nous donnons pas beaucoup
de peine pour que cela change. Dès lors qu’une
question nécessite que nous fassions appel à
l’expertise d’un industriel, nous nous tournons
vers le Ministère de la Santé pour obtenir des
informations. De plus, la Direction de la pharmacie est en
relation continue avec les industries pharmaceutiques. Nous
pouvons compter sur cette Direction pour recevoir des informations.
Jusqu’à maintenant, nos décisions
ont toujours été prises de manière consensuelle.
Certes, nos discussions ont parfois été épiques,
mais nous sommes toujours parvenus à tirer la quintessence
de nos débats. Le comité développe une
dynamique d’échanges avec les chercheurs. Nos
discussions, consignées dans un procès-verbal,
sont répercutées aux chercheurs au cas où
nous aurions rencontré des difficultés à
traiter certaines informations. L’investigateur d’un
projet n’assiste pas aux réunions. L’interaction
se fait ensuite, par le truchement du papier.
Charles BECKER
Je précise qu’en deux occasions,
nous avons tout de même discuté directement avec
des promoteurs.
Au mois de mars dernier, nous avons présenté
un texte à l’animation régionale en droit
de la santé à propos du fonctionnement du conseil
national de recherche sur la santé au cours de ses
quatre années d’existence. Ce texte est en ligne
sur le site Internet du réseau droit/éthique/santé.
Il est accompagné de bon nombre d’autres textes
susceptibles de vous intéresser également. Je
vous invite à les consulter (http://www.refer.sn/rds/article.php3?id_article=127).
Notre comité n’a pas encore complètement
achevé son processus de mise en place. Néanmoins,
nous nous sommes rendu compte qu’il existait un besoin
fondamental de formation. C’est dans ce but qu’a
été créé au Sénégal,
il y a deux ans, le premier enseignement en droit de la santé
et en éthique de toute l’Afrique subsaharienne
francophone. Cette formation est pluridisciplinaire et n’est
pas réservée aux juristes, bien que notre DEA
soit dispensé à la Faculté des Sciences
Juridiques et Politiques : des personnalités qui font
aujourd'hui partie des structures du Ministère de la
Santé suivent cet enseignement.
Nous avons eu de nombreux débats féconds
à l’intérieur du comité d’éthique.
Les chercheurs commencent à reconnaître le sérieux
des travaux ainsi réalisés. Il y a trois ou
quatre ans, nous en étions encore loin et la reconnaissance
de la compétence du Comité n’a pas été
immédiate. Il n’était pas rare que nous
recevions des avis mitigés de la part des chercheurs.
C’est ainsi qu’en séance de restitution,
d’un important protocole pluricentrique mené
par un organisme, il a été affirmé par
les chercheurs que le retard provoqué par l’examen
du comité d’éthique avait constitué
le principal obstacle. Il a été nécessaire
de rappeler que les deux pages extrêmement serrées
de questions et de recommandations du Comité avaient
permis une réécriture complète du protocole,
en prenant bien mieux en compte les préoccupations
d’éthique. Depuis la reconnaissance de la légitimité
du CNRS et aussi du sérieux dans son travail d’évalutation
des protocoles est mieux perçue. Nous pouvons en être
fiers et, sur cette base, continuer à aller de l’avant.
Osseni TIDJANI
Il serait bon que les personnes ici présentes
échangent leurs coordonnées afin que nous puissions
davantage communiquer sur toutes les questions de santé.
Martin GNINAFON
Je tiens à féliciter le Sénégal
pour l’expérience mise en place. Au Bénin,
le vide est tel que c’est la faculté de médecine
qui a pris l’initiative de créer un comité
pour traiter des questions d’éthique.
Dans le cas du Sénégal, il est
un point qui m’interroge. Pourquoi, alors que nous connaissons
les lenteurs administratives de nos pays, avoir instauré
une exigence d’évaluation éthique et d’autorisation
administrative ?
Samba Cor SARR
L’évaluation éthique correspond
à des dispositions de prudence requises par l’autorité
politique avant d’apposer sa signature à l’autorisation
d’une étude. Avant la création du comité,
cette étape n’existait pas. Les chercheurs s’adressaient
directement au Ministère de la Santé. Dès
que les autorisations leur étaient accordées,
les chercheurs partaient sur le terrain. A présent,
l’interface du comité d’éthique
donne au Ministère de la Santé la possibilité
de prendre les garanties nécessaires afin que l’ensemble
des considérations éthiques soient intégrées
par le chercheur. Au final, le Ministère n’a
plus de problème de conscience lorsqu’il donne
son autorisation. C’est dans cette optique que nous
avons mis en place une procédure d’évaluation
éthique et d’autorisation administrative.
Certains pays sont parvenus à rendre
leur comité totalement autonome. C’est notamment
le cas du Burkina Faso. Le comité, créé
par décret présidentiel, est complètement
autonome dans sa gestion. Les membres sont nommés par
décret. Ils ont bénéficié d’un
véritable transfert de compétences en termes
de suivi, d’autorisation et de sanction.
Aïssatou TOURE BALDE
Dans notre règlement intérieur,
nous avons prévu qu’en cas d’impossibilité
à trouver un consensus, les décisions seraient
prises à la majorité des deux tiers des membres
présents. Nous n’avons pas souhaité nous
en tenir à une simple majorité.
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